En Iowa, il se trouve encore des arrêts sur the Underground Railway (le chemin de fer souterrain) qui était le nom pour le réseau des lieux et des gens qui ont aidé des esclaves à s'échapper du Sud vers le Nord où ils étaient libres. L'État d'Iowa qui appartenait à l'Union (le Nord) partage sa frontière avec le Missouri ou l'esclavage était légal.
Alors, normal que ceux qui fuyaient du Missouri traversent le fleuve Des Moines à Farmington.
Dimanche, Iowaboy et moi avons visité la Maison Lewelling, à Salem, Iowa, pas très loin de chez nous, où l'on cachait des gens qui fuyaient l'esclavage du sud. La maison appartenait aux Quakers, qui étaient contre l'esclavage, même s'il y avait une grande rupture dans la Congrégation entre ceux qui aidaient et ceux qui se disaient contre mais qui refusaient de désobéir à la loi.
Personne ne sait combien d'esclaves ont pu s'échapper comme cela, mais Salem était tellement connue à cause du Juge Nelson Gibbs. En 1848, neuf noirs étaient appréhendés par deux hommes engagés par les trouver et les ramener au Missouri. Le procès a eu lieu dans la maison Lewelling et Gibbs a dit que sa cour n'avait pas le pouvoir d'emprisonner quoi que ce soit et que tous les fugitifs étaient libres. (Imaginons le choc de ces bonhommes qu'un juge trouve en faveur des Noirs !)
Cela faisait tellement sensation qu'un grand propriétaire des esclaves, Ruel Daggs, est venu du Missouri pour porter plainte contre 19 citoyens de Salem. Il a gagné le procès, mais entretemps, les hommes avaient légué tous leurs biens à leurs femmes et leurs enfants, et donc n'avaient pas d'argent pour payer le jugement.
Si vous visitez la maison Lewelling, vous pouvez voir une des portières cachées qui mènent au petit espace sous la maison et au-dessus du sous-sol (donc, on pouvait fouiller le sous-sol sans rien trouver).
Et vous verrez aussi une annonce de l'époque (1828) pour la vente de plusieurs esclaves et un cheval.
J'ai un peu tremblé à voir les noms et les prénoms de ces gens vendus ce jour-là, sous les arbres au bord d'une ville quelconque dans mon pays.
le futuroscope est pas mal, mais je pense qu'il y a aussi beaucoup mieux à voir, notamment si on s'intéresse à l'art roman (ce qui est mon cas).Pour une balade en Iowa, ce serait avec plaisir... mais pas cette année !
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Oh zut !<br />
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Personne ne veut venir chez moi !!!<br />
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OUIN !!!<br />
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(remarque, cette année entre l'étuve, la flotte et les tornades, il vaut mieux peut-être pas !)<br />
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P
phil
24/06/2009 13:21
Même en me lisant de près, ce n'est pas évident pour tout le monde de savoir où je vis, alors dans ma grande magnanimité je veux bien t'éclairer : c'est aux environs de Poitiers (entre Paris et Bordeaux, si ça t'aide à situer). Si le coeur te dit de visiter la région, je me ferai un plaisir...:-)
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Je suis passée par Poitiers en allant à Lisbonne, mais je ne suis pas descendue du train. Un jour, je voudrais bien voir le Futuroscope ! :-) Et faire ta<br />
connaissance, of course.<br />
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Alors, si toi et madame Phil souhaitez un jour visiter l'Iowa, n'hésite pas à me le dire !<br />
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je viens de voir l'affiche ... pfff, j'ai le cerf-volant, je comprends même plus quand il faut cliqueralors ... bbbrrrbrb ...peux-tu m'expliquer ce que VIZ. signifie au-dessus des trois premiers? ;)
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Viz., c'est une abbréviation de videlicit qui veut dire "voir ci-dessous" en latin.<br />
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M
mariev
23/06/2009 22:25
Oh mais y'en a plein d'autres que j'aime beaucoup, Toni Cade Bambarra, Zora Neale Hurston, Gloria Naylor, Alice Walker, ah ... et Jamaica Kincaid, miam!! C'est juste que je suis en train de lire le dernier de Morrison, alors ça a fait tilt. L'épisode que tu racontes est très embarrassant si on parle des oeuvres et de la famille du monsieur au téléphone ... surprenant, en effet! Mais si on parle des oeuvres et de la famille de Toni Morrison, c'est déjà un peu moins grave (juste un peu moins), on peut penser qu'elle ne voulait pas attirer l'attention en particulier sur elle. Néanmoins, on ne peut comparer les souffrances des hommes ... Ce que vivent les Haïtiens depuis des années est atroce, là, encore maintenant ... Dans les deux cas, ça me laisse perplexe ...Je n'ai pas compris ta dernière phrase : c'est du 1er ou du 2è degré?;)
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L'émission était au sujet de la censure, des livres qu'on bannit. Le monsieur parlait de ce qui est arrivé à Haïti mais Miss Morrison ne voulait parler que d'elle<br />
(ou de ce qu'elle connaissait). Un peu comme "Eho, c'est MOI l'invitée d'honneur, on va parler de ce que MOI je sais".<br />
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La dernière phrase veut dire que je n'ai jamais fait ce qu'elle fait, et que je déteste qu'on critique sans se risquer comme a fait la personne critiquée. C'est un peu tordu, je sais,<br />
est-ce plus clair ainsi expliqué ?<br />
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En anglais, on dit "I've got a lot of room to talk!"<br />
(je n'ai jamais fait ce qu'elle a fait, facile pour moi à la critiquer)<br />
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