La société General Motors arrêtera bientôt sa production des voitures Pontiac. Je n'en suis pas spécialement triste pour les voitures, je n'ai que très rarement roulé en Pontiac et je n'ai jamais été trop fan des Firebird, GTO, GrandAm, TransAm, ni d'autres de leurs "muscle cars". Qu'il y ait des gens qui vont en souffrir, en perdant leur travail, oui, c'est autre chose, certes. Et je suis surtout très triste pour la fin de ce long hommage au chef amerindien Pontiac. Suite à la défaite de Montcalm par Wolfe sur les Plaines d'Abraham (à Québec), Pontiac, le chef des Ottawa, a mené une rebellion contre la domination des Britanniques dans la région des Grands Lacs. Les Ouataouais, dont il était membre, avaient toujours favorisé les Français plutôt que les Britanniques. (Ouais, vive la francophilie !!!) Au mois de mai 1763, Pontiac a assiégé le fort qui se trouvait à Détroit avec 300 guerriers. Ils ont été rejoints par 900 autres de plusieurs autres tribus. La guerre déclenchée par cet évènement a duré trois ans, pendant lesquels Pontiac a gagné au moins une bataille majeure, la Bataille de Bloody Run. On notera que, pendant ce conflit, les Britanniques ont utilisé des méthodes de guerre douteuses, semant, par exemple, la vérole afin de contaminer et tuer les natifs. En 1766, les Britanniques ont cherché à établir la paix en négociant avec Pontiac. Cela a enragé les membres des autres tribus, et en 1769, Pontiac a été assassiné par un membre de la tribu des Peoria. Il n'aura pas connu la défaite définitive des Anglais quelques années plus tard. Ni celle de l'industrie automobile américaine.
Merci aux Wikipedia anglais et français pour les données citées ainsi que pour le portrait de Pontiac, peint 100 ans après sa mort par John Mix Stanley.