Overblog Tous les blogs Top blogs Lifestyle
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

C'est moi, iowagirl. J'habite en Iowa, au coeur des États-Unis. Bienvenue sur mon blog.

Publicité

Discours d'investiture par Obama (partie II)

(ma traduction de la transcription de son discours)

Quant à notre défense commune, nous réfutons qu'on doit faire un choix entre la sûreté et nos idéaux.

Nos pères fondateurs, affrontés par des périls que nous ne pouvons qu’à peine imaginer, ont rédigé une charte pour assurer l’État de droit et les droits d’homme, une charte qui a été élargie par le sang des générations.

Ces idéaux-là illuminent toujours le monde, et nous ne nous en passerons pas pour des raisons expédientes.

Et donc, à tous les peuples  et à tous les gouvernements qui sont en train d’observer aujourd’hui, des plus grandes capitales au petit village où est né mon père : sachez que l’Amérique est un ami de chaque nation et de chaque homme, chaque femme et chaque enfant qui cherchent un avenir de paix de dignité, et que nous sommes encore prêts à mener.

(APPLAUDISSEMENTS)

Rappelez-vous que des générations d’avant ont confronté le fascisme et le communisme non seulement avec des missiles et des chars, mais aussi avec des alliances robustes et des convictions durables.

Ils ont compris que notre pouvoir tout seul ne peut ni nous protéger, ni nous permettre de faire comme cela nous plaît. Au lieu de cela, ils savaient que notre pouvoir se répandit à travers son emploi prudent. Notre sécurité émane de la justice de notre cause ; la force de notre exemple ; les qualitiés attenuantes d’humilité et de retenue.

Nous sommes les gardiens de cet héritage, guidés de nouveau par ces principes, nous pouvons affronter ces nouvelles menaces qui exigent un effort encore plus grand, de la coopération encore plus importante, et de la compréhension parmi les nations. Nous commencerons en laissant l'Irak responsablement à son peuple, et en forgeant une paix durement gagnée en Afghanistan.  

Avec de vieux amis et d’anciens ennemis, nous travaillerons infatigablement pour amoindrir la menace nucléaire et pour chasser le spectre d’une planète qui se réchauffe.

Nous ne demanderons pas pardon pour notre façon de vivre et nous ne vacillerons lors de sa défense.

Et pour ceux qui cherchent à avancer leurs buts tout en incitant la terreur et en massacrant des innocents, nous vous disons maintenant que « Notre courage est plus fort et on ne peut pas le briser. Vous ne pouvez pas durer plus longtemps que nous, et nous vous vaincrons ».

(APPLAUDISSEMENTS)

Parce que nous savons que notre héritage en patchwork est un avantage, pas un désavantage.

Nous sommes une nation de chrétiens, de musulmans, de juifs, d’hindous, et de non-croyants. Nous sommes formés par chaque langue et chaque culture, venant de tous les bouts de cette Terre.

Et parce que nous avons goûté la patée amère de guerre civile et de ségrégation et nous sommes émergés de ce chapitre noir plus forts et plus unis, nous ne pouvons pas nous empêcher de croire que les vieilles haines disparaîtront un jour ; que les lignées de tribu se dissoudront ; que pendant que le monde devient plus petit, notre humanité commune se révélera ; et que l’Amérique doit jouer son rôle à faire naître une nouvelle ère de paix.

Au monde musulman, nous cherchons une nouvelle route pour avancer, basée sur l’intérêt et le respect mutuels.

À ces leaders autour de la planète qui cherchent à semer le conflit ou à blâmer les maux de leur société sur l’Ouest, sachez que votre peuple vous jugera pour ce que vous savez construire, non pas sur ce que vous détruisez.

À ceux…

(APPLAUDISSEMENTS)

À ceux qui s’accrochent au pouvoir par le moyen de la corruption et  du mensonge et de l’étouffement de dissension, sachez que vous êtes du mauvais côté de l’histoire, mais que nous vous tendrons la main si vous voulez bien desserrer le poing.

(APPLAUDISSEMENTS)

Aux peuples des nations pauvres, nous promettons de travailler à vos côtés afin de rendre vos fermes productrices et de faire couler de l’eau propre ; afin de nourrir des corps affamés et afin de sustenter des esprits affamés.

Et à ces nations comme la nôtre qui jouissent d’une plénitude relative, nous disons que nous ne pouvons plus nous permettre de l’indifférence pour ceux qui souffrent hors de nos frontières, et nous ne pouvons plus consommer les ressources du monde sans faire attention au résultat. Parce que le monde a changé, et nous devrons changer avec lui.

Pendant que nous envisageons la route qui s’étend devant nous, nous nous souvenons, avec de la gratitude humble, de ces Américains courageux, qui, en ce moment même, patrouillent dans des déserts lointains et aux montagnes distantes. Ils ont quelque chose à nous raconter, tout comme nous chuchotent à travers les âges les héros tombés qui gisent à Arlington.

Nous les honorons non seulement parce que ce sont des gardiens de notre liberté, mais parce qu’ils incarnent l’esprit de service : une volonté de trouver un sens dans quelque chose de plus grand qu’eux-mêmes.

Mais encore, en ce moment, un moment qui définera une génération, c’est précisément cet esprit qui doit demeurer en nous tous.

Parce que, en dépit de tout ce qu’un gouvernement peut faire et doit faire, ce sont, au bout du compte, la foi et la détermination du peuple américain dont cette nation dépend.

C’est la bonté d’héberger un inconnu quand les digues relâchent ; c’est l’abnégation des ouvriers qui acceptent une réduction des heures au lieu de voir chômer un ami, c’est cela qui nous guide à travers nos heures les plus noires.

C’est le courage du pompier qui monte un escalier rempli de fumée, mais aussi la volonté d’un parent de former son enfant, qui décidera finalement de notre sort.

Nos défis peuvent êtres nouveaux, les instruments dont nous nous servons pour y faire face peuvent être nouveaux, mais ces valeurs dont dépend notre succès – l’honnêteté et le travail dur, le courage et le fair play, la tolérance et la curiosité, la loyauté et le patriotisme – ces choses sont vieilles.

Ces choses sont vraies. Elles ont été la force silencieuse du progrès tout le long de notre histoire.

Ce qu’on exige, alors, est un retour à ces vérités. Ce qui est requis de nous est une nouvelle ère de responsabilité – une reconnaissance, de la part de chaque Américain, que nous avons de nouveaux devoirs envers nous-mêmes, envers notre nation et envers le monde, non pas des devoirs que nous nous accordons à contre-cœur, mais des devoirs que nous saisissons heureusement, fermes dans le savoir qu’il n’y rien d’aussi satisfaisant à l’esprit, rien qui ne défine davantage notre caractère que de donner complètement de nous-mêmes à une tâche difficile.

Ceci est le prix et la promesse de la citoyenneté.

Ceci est la source de notre confiance, le savoir que Dieu nous appelle pour former un destin incertain.

Ceci est la signification de notre liberté et de notre philosophie, pourquoi les hommes et les femmes et les enfants de toute race et toute croyance peuvent faire partie de la célébration sur cette esplanade magnifique. Et pourquoi un homme d’un père qui n’aurait peut-être pas été servi dans un restaurant local il y a soixante ans peut en ce moment se trouver devant vous et prêter un serment sacré.

(APPLAUDISSEMENTS)

Alors, marquons ce jour en souvenir de qui nous sommes et de combien de distance nous avons voyagé.

Dans l’année de la naissance de l’Amérique, aux mois les plus froids, une petite bande de patriotes se blotissait auprès de neuf  feux de camp aux rives d’un fleuve gelé.

On avait abandonné la capitale. L’ennemi avançait. La neige était tachée de sang.

À un moment où l’issue de notre révolution était à son moment le plus douteux le père de notre nation [George Washington] a ordonné qu’on lise ces mots au peuple :

« Que cela se dise au futur qu’au fond de l’hiver, quand rien sauf l’espoir et la vertu ne pouvait survivre, que la ville et la campagne, alarmées par un seul danger commun, sont venues pour le rencontrer. »

L’Amérique, face à nos dangers communs, lors de cet hiver de nos épreuves, rappelons-nous ces mots intemporels ; avec l’espoir et la vertu, bravons de nouveau les courants gelés, et endurons les tempêtes qui viendront ; que les enfants de nos enfants disent que lorsqu’on nous a mis à l’épreuve, nous avons refusé de permettre que le voyage se termine, que nous ne sommes pas retournés sur nos pas, et que nous n’avons pas chancellé ; et, en fixant l’horizon et la grâce de Dieu sur nous, nous avons apporté ce grand don de liberté et l’avons livré sans encombre aux générations à venir.

Merci. Que Dieu vous bénisse. Et que Dieu bénisse les Etats-Unis.

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
G
Merci Joye, heureusement que tu es là. Pas de TV, pas beaucoup de temps le soir pour surfer, je suis bien contente de pouvoir être au courant grace à toi ! Mille bises
Répondre
I
<br /> <br /> Mille bises à toi, c'est très sympa lorsqu'on apprécie.<br /> <br /> <br /> <br />
M
Editer est au sens imprimer ! et c'est une habitude pour une vieille comme moi, j'aime mieux lire un texte sur un papier que sur un écran d'ordinateur !
Répondre
I
<br /> <br /> Ah okay ! Merci !<br /> <br /> <br /> <br />
M
Comme je te le disais je l'ai suivi en direct (pour l'anecdote, avec le téléphone qui n'a pas arrêté de sonner, bien sûr, alors que je voulais être tranquille !!) et je vais pouvoir le relire tranquillement. Merci pour tout ce travail de traduction qui nous permet de mieux en profiter ... je vais l'éditer pour mes poupounettes.Je trouve qu'il a beaucoup d'humilité et j'espère qu'il va parvenir à réaliser ce qu'il désire entreprendre ...
Répondre
I
<br /> <br /> Pourquoi vas-tu l'éditer ?<br /> <br /> <br /> <br />
K
Oh chouette c'est sympa de nous le mettre.
Répondre
I
<br /> <br /> Merci kloelle !<br /> <br /> <br /> <br />