J'avais toute intention de vous raconter le film que j'ai vu -- Mamma Mia ! (ahlalala, courez le voir !!! c'est extraordinaire, surtout si vous vous souvenez des années quatre-vingts) -- mais j'ai eu une autre aventure plus intéressante.
Je sors du film et hop ! Une crevaison. Très à plat, le pneu, au contraire de ma copine d'été. J'ouvre le capot pour sortir mon "beignet" comme on dit (un petit "doughnut") et spoooooooooooooousche ! Il commence à dracher, comme on dit en Belgique. Je vous ai dit que je suis Belge d'honneur ? Non ? Bon, alors, un jour je vous le raconterai, une fois.
Alors, j'attends que l'averse passe, et puis je redescends de la voiture. Il pleut toujours, mais gentiment. Correctement. Et comme je ne suis pas faite de sucre, je ne risquais pas de fondre.
Bon, cric en place, j'enlève l'enjoliveur. Je m'attaque aux boulons.
Uaaaaaaaaaargh ! Unnnnnnnnnnnnnnnnnngh ! Aaaaaaaaaaaarrrrrrrough !
Rien.
Arrive le jeune homme.
Qui me change le tout en moins de cinq minutes. Dans la pluie. Salissant ses mains. Bousillant ses lunettes. Faisant tremper sa jolie chemise. Un jeune homme qui m'explique que vraiment, j'avais mis trop haut le cric. Et dans la mauvaise position. Mais gentiment. Si gentiment.
Je lui ai offert vingt dollars. Il a refusé. J'ai dit, mais tiens, prenez-les pour votre église, pour votre charité favorite. Amenez votre copine au ciné.
Non, non, non, non, et non.
Tout ce qu'il voulait, c'était que j'aide une autre personne dans le besoin.
Alors à moi d'aider quelqu'un d'autre. Dans le besoin.
J'ai laissé passer un monsieur avant moi dans la queue à la caisse au super.
J'espère que cela comptera jusqu'à ce que je trouve quelqu'un d'autre.