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14 mai 2014 3 14 /05 /mai /2014 00:05

Maternite-bovine.jpg

 

De gauche à droite : Meu-meu Noire, madame Charo Lais, Jeanne Nice, et Fiston Noir.

 

Puisque G. Policand a eu la gentillesse de poser la question, je lui dédie cette photo que j'ai faite pour qu'on comprenne mieux ce qu'on fait pour bien surveiller les vêlages. Pendant cette période, nous limitons leur parcours jusqu'au petit enclos au sud de l'étable.  Comme ça, et au cas de sinistre, nous pouvons les trouver assez facilement. Normalement, il n'y a pas de problème, mais parfois le bambin est un peu étourdi et ne sait pas manger, ou bien Maman préférerait faire carrière au cinéma et cherche à se débarrasser de son fardeau. Quand les veaux sont un peu plus âgés les dames se mettent ensemble pour partager le boulot du babysitting, les mamans partent manger et la babysitteuse designée s'occupe du troupeau pour la journée.

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Published by iowagirl - dans iowabiologie
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commentaires

dany ceret 15/05/2014 08:43


Oh mais je vois qu'elles ne manquent pas d'organisation , (bête pas si bête ) , contente de ma visite à la maternité ,j'aurai du apporter des fleurs   bon jeudi
bises

iowagirl 15/05/2014 21:53



Il vaut mieux pas, elles les boufferaient.






Jocelyne d'Avignon 14/05/2014 17:57


Je viens souvent (et depuis longtemps) sur votre site , sans mettre un mot , mais là je ne résiste pas ; cette photo et vos commentaires me touchent beaucoup. Et le poème que vous avez reçu est
magnifique . Vous nous donnerez des nouvelles des "bébés" ?


Bien amicalement .    Jocelyne

iowagirl 15/05/2014 00:31



Merci beaucoup pour ton commentaire, Jocelyne, j'espère que tu en auras d'autres à l'avenir !


Oui, le poème est magnifique ! Et oui, je vous donnerai des nouvelles des bambins.



JAK 14/05/2014 13:39


Quelle organisation elles ont ces Stars de la Prairie. 


J'adore cette vie que tu décris.


bzzzzz

iowagirl 14/05/2014 14:37



Il m'a fallu un temps pour apprécier. J'adore la ville et je pourrais facilement y vivre.


Mais la campagne a beaucoup de charme, elle aussi.


 



SklabeZ 14/05/2014 10:43


Oh la vache ! 

iowagirl 14/05/2014 14:35







G.Policand 14/05/2014 10:01


pardon! j'ai eu envie de t'envoyer ce texte sur le vêlage.



VELAGE


Ce soir, a dit le maitre, ce soir il faut veiller
Car la grosse Parise pourrait bien possonner*                   *vêler.
La Parise, c’est vrai vaut bien une veillée
Car tout ce qu’elle avait elle a toujours donné.
Depuis des jours, déjà, on la voyait cassée
Et le ventre tombé, la mamelle amouillée.
Ce soir, dans le pâquer*, elle a lorgné son maitre,               *pâturage
Regard de soumission, d’adoration peut-être,
A remué la queue, a refusé de paître,
Tous signes évidents que son veau allait naître.
Et dans la chaude étable faiblement éclairée
Ce fut le branle-bas: chacun s’est affairé ;
Un jas débarrassé, de paille est rembourré,
Le fumier du fossé a été récuré.
La Parise s’agite, tortille son fessier,
Le travail commence, il faudra patienter.
De moment en moment, on la voit s’agiter,
On sent au fond de soi la douleur se glisser.
Les vaches de ce temps n’étaient pas des usines,
Des machines à quotas : elles étaient des copines.
La Parise se couche, se tord et se relève,
Meugle un petit coup, se recouche…elle rêve ?
Mais non ! elle est debout, elle broute une bûche
Se retourne bondit, dans sa crèche se juche
Se recouche un instant. Son ventre, par saccades,
Se crispe et se détend, la douleur vient, s’évade.
Un moment on croit voir gonfler son périnée…
Erreur ! elle se relève, pas du tout chagrinée
Et se met à tirer le foin du râtelier…
Minute de répit… on met les tabliers
Car on sait que bientôt il nous faudra l’aider.
Tout à coup, dans un spasme et qui va déborder,
On voit le noir ballon des eaux se profiler.
Est-ce simple illusion ? Il est annihilé.
Mais la vache se couche et dans un prompt effort
Rejette le liquide qui la brûle et la tord.
Couchée, debout, couchée, debout encore
Elle s’affaisse enfin et on voit deux sabots
Qui se fraient un chemin recouverts d’un museau.
D’un geste agile et cependant très doux,
Le maitre s’est saisi des pieds qui s’offrent à nous.
Il les tient doucement tirés vers la naissance
En prononçant des mots d’amour et de patience.
Un gros effort encore, les pieds peuvent plier.
Et ils sont aussitôt par une longe liés.
A chaque contraction, maintenant on s’affaire.
Un millimètre, un autre ! Ah ! c’est dur d’être mère !
Et puis brutalement, le gros crâne surgit
Des épaules, du dos et des cuisses suivi.
Le maître les reçoit entre ses bras puissants.
La Parise regarde, fière de son présent.
Elle aussitôt s’occupe et lui fait sa toilette.
Un coup de langue ici, là, le veau lève la tête.
Il est beau, ton petit, tout blond comme un épi.
Un morceau de coton lié sur l’ombilic,
Le corps bien séché, le poil bien lissé,
On le porte au jas, de paille tapissé.
Le maître alors revient, un banc, un seau en main.
Il caresse chacun des pis enflés trop pleins.
Les serre doucement, en fait jaillir le lait
Qu’il donne à
la Parise pour la bien consoler.
Le calvaire est fini, enfin la délivrance.
La bête et le maître en douce somnolence
Vont attendre le jour
Dans un halo d’amour. 


 

iowagirl 14/05/2014 14:34



EXCELLENT ! Merci beaucoup !


Dis, voudrais-tu nous rejoindre chez Un mot. Une image. Une citation. ?


Y a de jolies plumes comme la tienne là-bas.


http://motimagecitation.blogspot.com/



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