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21 janvier 2009 3 21 /01 /janvier /2009 00:12
Ma traduction de la transcription du discours d’investiture par Barack Obama


Le 20 janvier 2009, Le PRÉSIDENT OBAMA PRONONCE SON DISCOURS D’INVESTITURE

[*] OBAMA: Merci. Merci.

LA FOULE : Obama! Obama ! Obama ! Obama !

Mes concitoyens, je suis ici aujourd’hui, empli d’humilité par la tâche qui nous attend, reconnaissant pour la confiance que vous m’avez accordée, conscient des sacrifices portés par nos ancêtres.

Je remercie le Président Bush pour son service à notre pays…aussi que pour la générosité et la coopération qu’il a montrées pendant cette transition.

À présent, quarante-quatre Américains ont prêté le serment présidentiel.

Les mots ont été prononcés pendant la marée haute de prospérité et les eaux calmes de la paix. Toutefois, de temps à autre, on prête serment au milieu des nuages amassants et des orages violents. À ces moments-là, l’Amérique a continué non seulement grâce à l’habilité ou la vision de ceux en position de responsabilité, mais parce que Nous le Peuple sommes restés fidèles aux idéaux de nos précurseurs, et loyaux à nos documents fondateurs.

Ainsi a-t-il été. Ainsi doit-il être pour cette génération-ci d’Américains.

On comprend bien que nous soyons au milieu d’une crise. Notre nation est en guerre contre un réseau de violence et de haine et d’une portée considérable. Notre économie est gravement affaiblie, une conséquence de l'avidité et de l'irrésponsabilité de la part de certains, mais aussi parce qu’on a manqué de prendre des décisions difficiles et de préparer la nation pour une nouvelle ère.

On a perdu des domiciles, on a perdu des boulots, on a verrouillé des commerces. Il coûte trop cher pour soigner sa santé, il y a trop d'élèves qui échouent à l’école, et chaque jour nous apporte encore des preuves que nos façons de consommer l’énergie rendent nos adversaires plus puissants et elles menacent la planète.

Ce sont les indicateurs de crise, soutenus par des données et des statistiques. Moins mesurable, mais non pas moins profond, est le rongement de confiance à travers notre pays, une peur persistante que le déclin de l’Amérique est inévitable, que la prochaine génération doit viser plus bas.

Aujourd’hui, je vous dis que les défis auxquels nous faisons face sont réels, qu’ils sont sérieux et qu’ils sont nombreux. On n’y fera pas face facilement, ni en une petite période de temps. Mais sachez ceci, l’Amérique : on y fera face.

(APPLAUDISSEMENTS)

Ce jour-ci, nous nous rassemblons parce que nous avons choisi l’espoir au lieu de la peur, l’unité de but plutôt que le conflit et le désaccord.

Ce jour-ci, nous venons pour proclamer la fin des petites rancunes et des promesses fausses, des récriminations et des dogmes usés qui ont, pendant trop longtemps, étranglé notre politique.

Nous restons une jeune nation, mais dans les mots de l’Écriture sainte, il est temps de faire disparaître ce qui était enfant. Il est temps de réaffirmer notre esprit tenace, de choisir la meilleure partie de notre histoire ; d’apporter ce don précieux, cette idée noble, transmise de génération en génération ; cette promise faite par Dieu que tous sont des égaux, tous sonts libres, et tous méritent l’occasion de poursuivre leur pleine partie de bonheur.

(APPLAUDISSEMENTS)

En réaffirmant la grandeur de notre nation, nous comprenons que la grandeur n’est jamais automatiquement donnée. On doit la mériter. Notre voyage n’a jamais consisté à faire des raccourcis ni  à se contenter de moins de ce qu’on voulait.

Ce n’a pas été le chemin des âmes sensibles, ni de ceux qui préfèrent l’oisivité au travail, ni de ceux qui ne cherchent que les plaisirs des richesses ou de la renommée.

Cela a été, plutôt, ceux qui prennent des risques, ceux qui font, qui fabriquent des choses – certains sont devenus célèbres mais plus souvent c’étaient des hommes et des femmes qui restaient inconnus dans leur travail – qui nous ont portés en montant le long chemin rugueux vers la prospérité et la liberté.

Pour nous, ils ont emballé leur peu de posessions et ils ont traversé des océans à la recherche d’une nouvelle vie. Pour nous, ils ont peiné dans des usines à sueur et se sont établis à l’Ouest, ils ont subi le coup de fouet, et ils ont labouré la terre dure.

Pour nous, ils ont combattu et ils sont morts dans des lieux, à Concord et à Gettysburg, en Normandie et à Khe Sahn.

À maintes reprises, ces hommes et ces femmes ont lutté et sacrifié et travaillé jusqu’à ce que leurs mains saignassent afin que nous menions une vie meilleure. Ils ont vu que l’Amérique était plus grande que la somme de nos ambitions individuelles ; plus grande que toutes les différences de naissance, de richesse ou de faction.

Voici le voyage que nous continuons aujourd’hui. Nous restons la nation la plus prospère, la plus puissante de la Terre. Nos ouvriers ne sont pas moins producteurs qu’au début de la crise. Nos esprits ne sont pas moins inventifs, nos produits et nos services ne sont pas moins indispensables qu’ils n’étaient la semaine dernière, ou le mois dernier, ou l’année dernière. Notre capacité demeure intacte. Mais le temps de refuser de bouger, de protéger les intérêts étroits, et de remettre des décisions désagréables – ce temps a sûrement passé.

À partir d’aujourd’hui, on doit se ramasser, se remettre, et se remettre au travail de refaire l’Amérique.

(APPLAUDISSEMENTS)

Puisque, partout où l’on regarde, il y a du travail à faire.

L’état de notre économie demande de l’action : intrépide et rapide. Et nous oeuvrerons non seulement pour créer de nouveaux emplois mais aussi pour poser de nouveaux fondements pour la croissance.

Nous construirons les routes et les ponts, les réseaux d’électricité et des lignes numériques qui alimentent notre commerce et qui nous relient.

Nous rétablirons la place légitime de la science et nous nous servirons des merveilles de technologie pour améliorer la qualité des soins médicaux…

(APPLAUDISSEMENTS)

... tout en baissant leurs prix.

Nous harnarcherons le soleil et les vents et la terre pour carburer nos voitures et alimenter nos usines. Et nous transformerons nos écoles et nos universités afin de répondre aux exigeances d’une nouvelle ère.

Nous pouvons faire tout cela. Et nous ferons bien tout cela.

Or, il y en a qui mettent en doute l’échelle de nos ambitions, qui suggèrent que notre système ne peut pas supporter trop de vastes projets. Leur mémoire est courte, parce qu’ils ont oublié ce que ce pays a déjà fait, ce que les hommes et les femmes libres peuvent accomplir quand on rejoint l’imagination à un but commun, et quand on rejoint la nécessité au courage.

Ce que les cyniques ne parviennent pas à comprendre est que la terrain a changé au dessous d’eux, et que les arguments politiques et avariés qui nous ont consommés depuis si longtemps ne sont plus valables.

La question que nous posons aujourd’hui n’est pas si notre gouvernement est trop grand ou trop petit, mais s’il fonctionne, s’il aide des familles à trouver des emplois à un salaire correct, des soins médicaux aux prix abordables, des retraites dignes.

Là où la réponse est oui, nous avons l’intention d’avancer. Là où la réponse est non, nous mettrons fin aux programmes.

Et ceux d’entre nous qui sont chargés du gèrement du savoir public devront en rendre les comptes, devront dépenser sagement, devront réformer les mauvaises habitudes, et devront faire nos affaires en plein jour, parce que c’est seulement en faisant ainsi que nous pourrons rétablir la confiance vitale entre un peuple et son gouvernement.

La question n’est pas non plus si le marché est un instrument de bon ou de mal. Sa capacité à générer les revenues et de répandre la liberté est sans pareille.

Mais cette crise nous a rappelé que sans surveillance, le marché peut déraper. La nation ne peut pas longtemps réussir lorsqu’il ne favorise que les riches.

La réussite de notre économie a toujours dépendu non seulement de la taille de notre produit intérieur brut, mais aussi de l’étendue de notre prospérité, de la capacité d’offrir l’opportunité à chaque cœur de bonne volonté – non pas de la charité, mais parce que c’est la route la plus sûre à l’intérêt commun.

(APPLAUDISSEMENTS)

La suite ici
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commentaires

mariev 21/01/2009 23:12

bravo pour le boulot !mais je n'ai plus l'énergie de lire des discours, là ...j'y reviendraibelle fin de journée à toi (et bon zzzzz à moi);)

iowagirl 21/01/2009 23:32



Ben zut.



tilleul 21/01/2009 22:30

Joye, merci! C'est un magnifique cadeau que tu nous fais en traduisant tout ce long discours...  J'ai pu ainsi le lire à mon aise... Dommage qu'il n'aie pas terminé avec le "yes, we can"... Il donne l'impression de vouloir oeuvrer pour freiner le réchauffement de la planète... et il pense à tous, aux amis, ennemis, riches et pauvres... Je crois que ce sera un magnifique président...

iowagirl 21/01/2009 22:53



Je pense que ses intentions seront bonnes, c'est le contraire de ce qu'on a pu dire à propos de Bush.



MAP 21/01/2009 12:13

J'ai suivi à la télé mais je suis vraiment contente de pouvoir relire tranquillement ta traduction Joye. Merci beaucoup à toi.Bises.

iowagirl 21/01/2009 14:35



Merci à toi, MAP. Bises mitoute.



Berthoise 21/01/2009 09:15

J'ai écouté hier en pensant à toi et ma fille qui s'intéresse me parlait des espoirs que cette élection fait naître.

iowagirl 21/01/2009 14:34



Oui, et c'est très important, n'est-ce pas ?



brigou 21/01/2009 08:17

Je vais ainsi mieux prendre connaissance de son discours que je n'ai pas suivi entièrement hier. Merci Joye !

iowagirl 21/01/2009 14:34



Merci à toi, brigou !
(je t'ai envoyé un mail)



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